Mot du Pr. Bruno Bekolo Ebe, Recteur

BONNE ANNEE 2012

- Mme et MM. Les  Vice-Recteurs,

- M. le Secrétaire Général,

- Mme le Conseiller Technique,

- Mme et MM. les Doyens des Facultés et Directeurs des Grandes Ecoles,

- Mmes et MM. les Directeurs et Responsables des services administratifs,

- Chers Collègues Enseignants,

- MM. les Représentants des Personnels d’Appui,

- MM. les représentants des étudiants,

- Honorables Invités,

- Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs

Comme de tradition, nous voici à nouveau réunis à l’aube de cette année de grâce 2012, pour que nous puissions nous réjouir de cette nouvelle année que nous venons de passer et qui nous a tous enrichis à divers degrés. Nous devons nous en réjouir d’abord parce que c’est une année qui nous a permis d’apprécier le bonheur du don de la vie. Mais nous devons aussi en être heureux parce qu’elle a été un moment riche de notre vie où nous avons pu apporter notre contribution au développement de notre Université, et au-delà, au développement de notre pays.

Cette double raison fonde donc tout le plaisir que j’ai à présider cette cérémonie de vœux qui nous permet, comme les années précédentes, de nous exprimer les uns les autres tous les souhaits de bonheur et de prospérité à l’aube de la nouvelle année, en même temps que nous rendons grâce des bienfaits dont nous avons été comblés tout au long de l’année qui vient de s’écouler.

Le Secrétaire Général a donné le ton en exprimant à mon endroit et à votre nom à tous, les vœux les meilleurs pour la nouvelle année. Qu’il en soit remercié et par delà sa personne, que chacun de vous reçoive toute mon appréciation pour cette délicatesse que j’accepte d’autant plus qu’elle est marquée du sceau de la sincérité et est significative des liens forts qui unissent les membres de cette communauté qu’est la famille universitaire. M. le Secrétaire Général a aussi esquissé un bilan de l’année 2011, pour en souligner les avancées pour notre Université dans sa quête d’excellence, et pour en cerner les contraintes dont le poids permet non seulement de comprendre les difficultés et obstacles que nous avons dû surmonter, mais aussi de mesurer à sa juste valeur, la contribution de chacun pour le développement de notre Université.

C’est aussi pour cela que l’on ne peut qu’avoir un sentiment de tristesse que nombre de membres de notre communauté, dont la contribution a été décisive pour atteindre ces résultats n’aient pu voir le terme de l’année 2011, parce que rappelés à la maison du Père. Pour tous les collègues enseignants, pour ces nombreux étudiants et personnels d’appui qui ont achevé leur pèlerinage terrestre et que la mort a arraché à notre affection, je voudrais, en votre nom à tous, rendre hommage et témoigner de la richesse et de la qualité de leur apport à l’Université de Douala pour qu’elle accomplisse sa mission de formation et de production de la connaissance.

Mme et MM. les Vice-Recteurs,

M. le Secrétaire Général,

Qu’il me soit permis de formuler pour chacun de vous, Vice-Recteurs, Secrétaire Général, Conseiller Technique, Doyens, Directeurs des Grandes Ecoles, Directeurs et Responsables de Service, Collègues enseignants, Personnels d’appui, Etudiants, mes meilleurs vœux de bonheur et de prospérité pour cette nouvelle année 2012. Je voudrais espérer qu’elle sera pour chacun d’entre vous, une année où vous vous accomplirez pleinement, parce que vos projets auront réussi et que les objectifs que vous vous fixez pour vous-mêmes et pour vos familles se seront réalisés.

Certains de nos membres vont quitter la ligne de front, du fait que le temps de la retraite est arrivé. L’occasion me paraît opportune pour leur témoigner la reconnaissance de cette communauté à laquelle ils resteront toujours liés, pour toutes ces années qu’ils ont donné à l’Université. Mon souhait est que la retraite soit pour eux aussi bien un temps de repos qu’une opportunité pour s’adonner à ces hobbies qu’ils n’ont pu jusque-là réaliser, et qui permettront que la retraite soit un moment de plaisir et de bonheur intense, parce que désormais débarrassés du stress de la vie professionnelle. Que tout au long de cette retraite, ils prennent le temps de croquer la vie à pleines dents et s’épanouissent totalement en contemplant et en jouissant des belles choses de la vie.

Mme et MM. les Vice-Recteurs,

M. le Secrétaire Général,

Chers Collègues,

Chers collaborateurs,

S’il me fallait prolonger le bilan dégagé tout à l’heure par M. le Secrétaire Général, je le ferai d’abord en soulignant pour m’en féliciter, le calme et la sérénité qui ont marqué le climat social dans notre Université. Je le fais d’autant plus que dès le début de l’année 2011, les craintes, parfois vives, mais souvent diffuses se sont exprimées à divers niveaux par rapport aux échéances qu’allait connaître notre pays et à ce qui pouvait en advenir pour l’Université de Douala. Bien plus, et au-delà des craintes, des doutes se sont développés quant à la capacité de notre communauté à préserver la sérénité dans le campus et à assurer la continuité de la réalisation de nos programmes de formation et de recherche, ainsi que de l’exécution optimale de nos activités. Que de fois ai-je été interrogé, ici et là, avec même une certaine condescendance, sur la situation à l’Université de Douala. Et lorsque je rassurais sur le fait que l’Université de Douala était sereine et poursuivait résolument sa quête d’excellence, ma réponse était accueillie avec un certain scepticisme, qui semblait s’inquiéter de ma naïveté.

Or l’Université est restée calme, le climat social est resté serein, la paix a continué à régner dans tous nos campus et nous avons accompli nos missions et progressé résolument dans cette quête d’excellence qui est notre objectif et l’asymptote vers laquelle nous tendons. Mieux, l’Université de Douala a continué à tracer son sillon et à consolider sa position de leader et de pôle universitaire de référence tant sur le  plan national que sous-régional et continental.

L’année 2011 a commencé avec la pose de la première prévue du nouveau campus de Logbessou, qui fait partie des grands investissements structurants engagés par le Président de la République. Les travaux se poursuivent, malgré quelques problèmes, - essentiellement liés d’ailleurs à des facteurs externes-, qui ont à un moment donné ralenti le rythme d’exécution des chantiers, mais la continuité des travaux nous permet d’espérer que bientôt, nous recevrons livraison de ces bâtiments qui viendront ainsi accroître significativement la capacité d’accueil de l’Université en général, de la Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques et de la Faculté de Génie Industriel, en particulier.

Dans la même perspective, nous devons nous réjouir de l’évolution des travaux du bloc pédagogique en cours de construction au campus de Ndogbong, sur les ressources propres de l’Université et de la reprise imminente des travaux du chantier de l’amphi 1 400. La réception de l’amphi 300 de l’ENSET, de la Bibliothèque de Recherche du Centre Thomas MELONE et du Bloc Informatique de la Faculté de Génie Industriel sont des motifs supplémentaires de se féliciter de la pertinence de notre programme d’investissements dont l’évolution a été ainsi satisfaisante tout au long de l’année qui s’achève. L’Université de Douala a continué à consolider et à amplifier son rayonnement international, en prenant part aux grandes échéances africaines et mondiales où se dessine et se décide l’avenir de l’enseignement supérieur.

Ainsi,  et à titre d’illustration, notre Université a pris part à la Conférence des Recteurs et Responsables d’Organisme de Recherche d’Afrique Centrale (CRUROR-AC) qui s’est tenue au mois de février à Libreville, et y a joué un rôle décisif dans l’adoption de la Déclaration de Libreville par laquelle les Recteurs et Responsables des Organismes de Recherche interpellent les plus hautes autorités des pays de la CEMAC pour qu’ils considèrent l’Université et la Recherche comme la priorité.

Nous avons pris part aux travaux du Comité Consultatif Général du CAMES à Brazzaville en juillet ainsi qu’au colloque de l’AUF qui s’y est tenu au même moment.

Le Recteur, en sa qualité de Vice-Président de l’AUA, a participé, avec une importante délégation aux travaux de la Conférence des Recteurs et Vice-Chancellors des Universités Africaines (COREVIP) qui s’est tenue en juin à l’Université de Stellenbosch en Afrique du Sud. Le Recteur y a d’ailleurs présidé la session consacrée au thème de l’Assurance-Qualité, ainsi que la cérémonie de clôture de la Conférence.

Sur le plan académique, c’est en toute rigueur que se sont exécutés les programmes d’enseignement, dans la continuité de la mise en place du système LMD dont notre Université peut se réjouir de la manière harmonieuse dont le processus est conduit et du rôle capital qu’elle joue dans la réflexion et la formulation des propositions tendant à en garantir une mise en œuvre optimale. Ce rôle moteur se perçoit notamment à l’occasion des assises de la Conférence des Chefs des Institutions Universitaires dont notre Université assure la présidence et en a accueilli la dernière session au mois de novembre.

Il nous faut insister sur l’effort fait pour respecter notre calendrier académique, pour assurer la bonne exécution des programmes et sur les exigences fortes que nous imposons aux jurys, exigences qui expliquent par ailleurs la sévérité avec laquelle sont sanctionnées les fraudes. C’est cela qui fait de l’Université de Douala une référence et explique pour une large part son attractivité dont rend compte la croissance exponentielle des effectifs.

Ces avancées qualitatives, nous les devons aux Doyens et Directeurs des Grandes Ecoles dont le dévouement et le sens de responsabilité mérite d’être relevé. Nous les devons aussi au dévouement et à l’engagement de tous nos collègues enseignants qui, en dépit des contraintes diverses assument avec bonheur ce sacerdoce auquel ils ont décidé de consacrer leur vie pour donner à notre pays le capital humain dont il a besoin pour son développement. Je voudrais donc saisir l’opportunité de cette cérémonie pour témoigner aux uns et aux autres, toute ma gratitude, les féliciter pour ce travail de Sisyphe qu’ils accomplissent chaque jour et les encourager à continuer à tenir l’exigence dans le respect scrupuleux de l’éthique et de la déontologie universitaire.

Je voudrais particulièrement féliciter nos jeunes collègues qui, à l’occasion du dernier concours d’Agrégation de Droit, de Sciences Politiques, de Sciences Economiques, et de Sciences de Gestion ont été créés Agrégés. Je voudrais les assurer de ce que l’Université organisera dans les prochains jours une cérémonie solennelle d’adoubement qui témoignera aussi du succès de notre politique de formation des formateurs. Ils seront célébrés comme nous avons célébré tous ceux qui en 2011, dans les autres disciplines ont accédé au magistère ou ont franchi la dernière marche du magistère universitaire, en étant promus Maîtres de Conférences ou Professeurs titulaires.

Vous me permettrez en cette occasion solennelle de témoigner aux personnels d’appui toute mon estime et toute l’appréciation positive que j’ai de leur rôle et du travail qu’ils accomplissent et sans lequel, la qualité de la formation et de la production scientifique reconnue à notre Université ne serait que mots vides. Je suis heureux que le Président de la République ait consacré par ses récents textes, le travail qui a été fait et auquel notre Université a contribué de manière décisive, pour qu’ils soient dotés d’un statut qui garantisse leur épanouissement, et consacre aux yeux de la société leur pleine appartenance à cette communauté universitaire qui n’existerait pas sans eux.

Que nos étudiants dont le sérieux et le sens des responsabilités sont remarquables soient félicités, eux dont le comportement est pour beaucoup dans le calme et la sérénité qui règnent à l’Université de Douala. Certes, quelques brebis galeuses sont présentes dans leurs rangs, ceux-là qui se sont illustrés négativement dans des fraudes aux examens, justifiant de la part du Recteur et du Ministre de l’Enseignement Supérieur des sanctions exemplaires et – je l’espère – dissuasives, pour les ramener sur le droit chemin. Mais, la rigueur de ces sanctions a une valeur pédagogique, celle d’amener ceux qui se sont ainsi égarés à comprendre que seul l’effort et l’application au travail sont la clé du succès. Il faut d’autant plus être sévère dans les sanctions que l’éradication de la corruption dont parle le Chef de l’Etat implique que les futurs responsables du pays que sont les étudiants d’aujourd’hui, s’astreignent au culte de l’effort, et adoptent dès l’école, les principes moraux qui devront gouverner leur comportement social une fois intégrés dans la vie active.

Je voudrais m’adressant toujours aux étudiants, féliciter de manière particulière les étudiants de la première promotion de la Faculté de Génie Industriel qui arrivent au terme de leur formation d’ingénieur de conception. Leur parcours n’a pas été aisé, mais ils ont bravé toutes les difficultés pour arriver à bonne fin de leur cursus. Une cérémonie de remise des diplômes sera incessamment organisée, présidée par le Ministre de l’Enseignement Supérieur et le Ministre de l’Industrie. Je souhaite, qu’une fois sortis et insérés dans l’entreprise, ils y soient de dignes ambassadeurs de la Faculté de Génie Industriel et de l’Université de Douala et que la qualité de leur rendement consolide le positionnement de la Faculté de Génie Industriel comme référence pour la formation des ingénieurs.

Mme et MM. les Vice-Recteurs,

M. le Secrétaire Général,

Le bilan positif qui vient d’être esquissé nous oblige encore plus pour l’avenir. Il nous faut maintenir haut l’étendard de qualité que nous bâtissons depuis des années. Cela passe toujours par le respect du calendrier académique, l’amplification de notre production scientifique, la diversification continue de notre offre de formation, en particulier la mise en place de nouvelles filières professionnelles. Il nous faut aussi resserrer nos liens avec les entreprises, d’où l’importance et l’urgence de mener à bonne fin le projet d’incubateurs d’entreprise dont nous parlons depuis quelques années. Il nous faudra aussi poursuivre l’exécution de notre programme d’investissement, et réviser notre plan stratégique pour prendre en compte les nouvelles interpellations et mieux sérier les orientations stratégiques.

Mais par-dessus tout, il faut continuer à préserver la paix et le calme pour que le climat social soit toujours serein. Le dialogue entre les différentes composantes de la communauté universitaire doit donc continuer à soutenir nos engagements envers l’Université.

Tous, nous devons nous engager à le construire parce que de ce dialogue et de cet engagement commun dépend au cours de cette année 2012, la poursuite de la marche de notre Université dans sa quête d’excellence.

C’est par cette exhortation que je voudrais terminer mon propos en souhaitant encore une fois à toutes et à tous, Bonne Année 2012.

 

Vive l’Université de Douala,

Vive le Cameroun,

Que Dieu nous bénisse tous.

Pr. Bruno Bekolo Ebé
Recteur d’Universités