| Conférence : "Diaspora et Développement" |
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Le Département de Droit Public de la FSJP a lancé les activités de son 3è cycle de formation par une conférence inaugurale. C’était le 11 mai 2010 à l’Amphithéâtre "Stanislas Melone" du Campus II de l’Institution. Elle avait pour thème "Diaspora et développement". Les étudiants de l’Université de Douala en général, précisément ceux de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques étaient particulièrement heureux d’accueillir ce jour, le Professeur Joseph Owona. C’était à l’occasion de la conférence inaugurale du 3è cycle de Droit Public de cette Faculté que l’Enseignant émérite de Droit Public camerounais venait animer. Un prétexte pour l’Etablissement de manifester de manière solennelle, l’ouverture dudit cycle de formation au public et aux autres Universités. Dans son mot de bienvenue au conférencier, le Pr James Mouangue Kobila, Chef de Département de Droit Public à la FSJP déclare que le Pr. Joseph Owona a été invité à l’Université de Douala pour venir tenir cette conférence inaugurale parce c’est "l’homme de Sciences qui répondait parfaitement au profil type du conférencier indiqué en sa qualité de père du Droit Public camerounais". Le débat public actuel au Cameroun qui a trait à celui de la diaspora camerounaise, en même temps qu’il nourrit l’actualité, pose la problématique de l’apport de cette diaspora au développement du pays. Il était donc pour le conférencier d’esquisser une réponse à la question de savoir si cette diaspora pouvait assurément contribuer au développement social, culturel, économique et politique du Cameroun. Avant d’amorcer toute réponse à la question posée, le Pr. Owona pour mieux définir la diaspora camerounaise, donne les caractéristiques de celle-ci. Il indique entre autre sa quantité, soit plus de 3 millions de camerounais qui vivent à travers le monde ; la qualité de cette diaspora essentiellement constituée de médecins, de cadres de banques, d’informaticiens, ... ; et, sa diversité non moins importante. Le Conférencier, avec la verve d’un Enseignant aguerri à la tâche, pour mieux étayer cette dernière caractéristique liée à la diversité de la diaspora camerounaise, utilise des métaphores. Il cite entre autre "les anciens" et les "fils de l’exode" qui sont des camerounais partis depuis très longtemps à l’étranger pour une raison historique ou pour une autre ; "les petits-fils de Moumié", contraints à la dispersion de part le monde pour évoquer les exilés politiques ; "les chouettes et les hiboux" des causes déplaisantes qui accusent l’Etat du Cameroun ou intentent des procès contre les dirigeants du pays ; "les frères de Donatien" encore appelés "fées-mens" qui ont choisis un mode de vie particulier lié à l’arnaque ou à l’escroquerie ; "les frères de Copo" victimes des difficultés de l’existence qui vont à la recherche d’une vie meilleure à l’étranger ; "les frères de Manu Dibango et de Eto’o Fils" qui y ont choisis une activité précise ; enfin, "les filles de Zurich" encore appelées "Suisse girls" partie pour faire le plus vieux métier du monde. A la question centrale de savoir si cette diaspora aussi nombreuse et diverse qu’elle soit peut apporter un soutien au développement du Cameroun ? L’Enseignant émérite d’Universités répond par l’affirmative en dépit de quelques questions structurelles. Pour lui, il est impératif de trouver des solutions constitutionnelles pour ce nombre important de diasporiques, de penser à la création des cadres de dialogue devant permettre au Pays et aux diasporés de se réconcilier d’autant plus qu’en se revendiquant une identité nationale, ceux-ci développent des contacts sous diverses formes avec leur pays d’origine dont la référence est particulièrement forte. D’après le Conférencier, le Cameroun a besoin de sa diaspora autant que celle-ci a besoin du Cameroun. |